Comparatif : Les ultrabooks 2/2
Focus sur les ultrabooks
Publié le 30/04/2012, par Caroline Mauduit

Tous les ultrabooks doivent répondre à certains critères, pour autant les constructeurs apportent leur touche tant au niveau du design que de la technologie ce qui leur permet de se différentier. Pour le design, c’est la course à la finesse et à l’élégance qui mène la danse mais pas seulement. Le matériau choisi pour la coque fait sens chez bon nombre de constructeurs. Toshiba a choisi pour son Portégé Z 830 un boitier en magnésium à structure « à nid d’abeille ». Cela apporte à l’ultrabook plus de robustesse tout en lui garantissant un poids plume. Le tout est aussi plus rigide donc plus stable. Dell opte plutôt pour du carbone. Plus précisemment, le capot est en aluminum tandis que le dessous est en fibre de carbone. Ce matériau offre une meilleure dissipation de la chaleur et permet de gagner de précieux grammes. Côté rigidité, Dell se repose sur la technologie Gorilla Glass qui rend l’écran plus rigide et plus solide par la même occasion. Le choix des matériaux est souvent conditionné par le fait que les composants chauffent. Ainsi Asus explique que ses ingénieurs « ont développé une technologie de refroidissement exclusive utilisant un radiateur aux ailettes cuivrées ». L’Acer annonce pour son Aspire S3 une « conception aérodynamique » avec un « châssis en alliage d’aluminium/magnésium, léger, robuste, anti-traces ».A l’heure du choix…
Quand vous devrez faire un choix, votre attention se portera très certainement sur le poids et la taille. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les ultrabooks, entre eux, ne marquent pas de très grosses différences. La majorité des ultrabooks intègrent des écrans 13,3 pouces, pèsent entre 1,12 kg (Toshiba) et 1,50 kg (HP). Ils ne dépassent pas les 18 millimètres d’épaisseur. Le plus fin étant le Toshiba. Petite remarque importante pour le confort d’utilisation : le Dell XPS 13 offre un écran 13,3 pousse dans un boitier de 11 pouces. Ainsi on garde la taille d’écran la plus répandue et donc un certain confort visuel, mais on réduit l’encombrement.Parallèlement, vous regarderez également le prix. Difficile d’être ferme et catégorique sur le sujet mais si on compare leur prix de lancement, ils oscillaient entre 800 € (Acer) et 1000 € (Dell) pour la configuration de base. Enfin, dernière question que vous vous poserez, d’autant qu’un ultrabook est un produit nomade : l’autonomie. Selon les estimations des constructeurs, l’autonomie va de 7 heures à 9 heures pour le modèle HP. Ce modèle est, en effet, un ultrabook devant répondre au besoin des professionnels, HP se devait d’assurer un haut niveau d’autonomie. Petit bémol pour le Samsung qui n’atteint pas les 7 heures d’autonomie.
Voyons désormais ce qui pourrait faire la différence au niveau du stockage et de la connectique. Pour pouvoir s’allumer et être opérationnel quasiment instantanément, l’ultrabook doit contenir un disque dur SSD qui permet d’aller chercher les données plus rapidement qu’un disque classique. En revanche, pour des raisons de coût, les disques SSD offrent des capacités moindres de 128 ou 256 Go (on peut atteindre 500 Go voire 1 To de stockage sur les notebooks embarquant des disques durs classiques). Si le SSD permet d’avoir un système plus rapide et moins fragile, le disque dur classique ouvre lui les capacités de stockage. C’est pourquoi Samsung, mais aussi Acer, propose des ultrabooks hybrides. Ils sont dotés d’un petit SSD de 16 ou 20 Go pour la réactivité et d’un disque du de 320, 500 ou 1000 Go pour permettre aux utilisateurs de stocker toutes leurs données numériques (photo, vidéo, musique…).Pour ce qui est de la connectique, il y a deux camps ! Certains proposent une belle connectique avec de l’USB 3.0 et 2.0, du HDMI, du VGA et même un lecteur de carte. D’autres sont moins bien fournis. On regrette par exemple le manque de possibilités chez Dell. Quoi que le constructeur a tout prévu : un mini Display port couplé à une série d’adaptateurs… à acheter en plus !