ARTICLE DE LA SEMAINE 

DivineFantaisie, l’art à l’heure du numérique


La peinture numérique de prestige

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Publié le 15/06/2009, par Jacques Cheminat
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Si on connaît les reproductions d’œuvres issues de la numérisation, la création originale de tableau à travers la peinture numérique l’est beaucoup moins. DivineFantaisie s’attelle à lancer ce mouvement avec à son bord, des hommes et des femmes passionnées.


La genèse de DivineFantaisie débute en 1997 par la création d’un film d’animation autour du thème de la divine comédie de Dante Alighieri et par la fabrication d’un storyboard. Ce projet ne se concrétisera pas et la question de la valorisation des planches réalisées s'est alors posée. L’idée de tirage sur toile tendue voit ainsi le jour et le concept DivineFantaisie est né.


Vrais artistes et conception numérique




L’idée première serait de penser qu’il s’agit de simple reproduction, d’œuvres déjà existantes. Que nenni, Boris Dhoye, directeur de DivineFantaisie « un collectif de trois artistes (William Dhoye, Michaëlle Van Der Heyden et Louise de Solages) ayant de l’expérience et qui sont cotés » crée des peintures originales. La seule petite différence réside dans les outils utilisés. La palette du peintre a été remplacée par une tablette graphique, le pinceau par un stylet. Si les outils ont évolué, la technique de création reste la même. « Un travail de formation a été nécessaire, mais on se rend compte que le fait d’être artiste est complètement indépendant du support », souligne Boris Dhoye. Sentiment renforcé par les propos d’Aurore Bayet, coordinatrice artistique au sein de DivineFantaisie « les artistes utilisent les mêmes techniques que dans la peinture traditionnelle, effets, styles, formes, croquis, etc… ». Cette graphiste de formation accompagne les artistes dans l’initialisation de leur projet de peinture, « en ayant l’avantage d’avoir un langage commun, l’art ».

Abordable et original




Sur le plan technique, les peintures sont donc créées par l’artiste sur une tablette graphique et vectorialisées sur un ordinateur, grâce à différents logiciels. L’œuvre ainsi réalisée est ensuite imprimée à l’encre sur toile. Cette technique va permettre selon Aurore Bayet « d’élargir le type de support possible, comme le métal ou le plexiglas ». Cette flexibilité apporte aussi une variété dans les courants artistiques disponibles. Un tour sur le site Internet de la société montre différents choix d’art contemporain, des impressionnistes, du opt-art, etc… En naviguant sur les différentes toiles, l’Internaute sera surpris de voir les prix des tableaux qui sont abordables. Certes, plusieurs œuvres avoisinent les 1800 euros TTC(pour une dimension de 130 cm sur 97 cm), mais il s’agit souvent d’un achat coup de cœur ou dans le cadre d’un aménagement intérieur. Pour ceux et celles qui ont déjà déambulés dans des galeries d’art, les prix pour de petites toiles sont parfois vertigineux et inaccessibles. DivineFantaisie revendique ces tarifs, car «il s’agit d’une véritable création, d’artistes cotés, les œuvres sont authentifiées par hologramme numéroté ». Un investissement dans le beau, mais comme le dit Isabelle Jarry, dans J’ai nom sans bruit, « on peut réduire une œuvre d’art à son seul prix, mais cela ne représentera jamais sa valeur réelle ». A méditer…



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