Faut-il se laisser séduire par la DSi ?
Console Addict
Publié le 24/04/2009, par Stéphanie Chaptal
Depuis 5 ans et le lancement de la DS, Nintendo a complètement changé la façon dont en utilise sa console de jeux. Le constructeur va-t-il réussir le même pari avec la Dsi ? Pas tout à fait, mais cette petite merveille vaut quand même le coup de s’y attarder. 
Depuis son lancement en 2004, la console DS – comme sa grande sœur de salon, la Wii — peut se vanter d’avoir révolutionné le jeu vidéo, et attirer un nouveau public. En avril 2009, Nintendo tente d’emporter plus loin la révolution avec la DSi. Désormais, même sans jeu, il est déjà possible en théorie de s’amuser durant des heures avec sa console. Comment ? Tout simplement en s’en servant comme navigateur Internet (basé sur Opéra), comme baladeur MP3 (lisant des fichiers au format AAC enregistrés sur une carte SD) ou comme appareil photo numérique (avec deux capteurs à 0,3 mégapixel). Rien de bien folichon à côté des capacités des produits technologiques dédiés (baladeurs, netbooks, appareils photo numériques), mais le tout est transcendé par des applications ludiques. La navigation Internet – bien qu’assez laborieuse – peut s’avérer pratique pour regarder un courrier électronique ou vérifier une adresse. Elle est indispensable pour accéder au DSIware – la galerie marchande de minijeux dédiés à cette console. Encore peu étoffée (7 titres), celle propose des jeux à utiliser seul (Papier volant) ou à plusieurs (Mixed messages), ou encore qui utilise la fonction photo pour intégrer le joueur au cœur de l’action (WarioWare : Snapped). Cette partie-là permet pour l’instant de passer agréablement le temps dans les transports, lorsqu’on a oublié son jeu favori, mais elle ne me séduit pas encore complètement. Le jour où – comme sur le Wiiware – certains vieux titres pour Gameboy seront disponibles à l’achat par ce biais, je me laisserais certainement plus facilement tenter. La partie musicale – et bien que j’évolue dans un monde Mac où le format AAC est plus que courant – ne m’a pas convaincue. Déjà, il faut arriver à charger ses musiques sur une carte SD (non fournie par Nintendo). Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, mes cartes SD se trouvent dans mon appareil photo et mon téléphone (au format micro-SD et je n’ai pas d’adaptateur sous la main), deux appareils bien connus pour leur utilisation sonore. Une fois l’opération faite, la qualité musicale est correcte et un peu trop portée sur les aiguës. La partie de modification musicale n’a pas réveillé mes piètres talents de musicienne. Gageons qu’elle séduira certains joueurs à l’âme de DJ, qui à l’image de la Game Boy transformeront cet ustensile en véritable œuvre d’art.La retouche photo pour personnaliser sa DS
La partie photo m’a totalement séduite. Que ce soit en mode auto-portrait, ou pour prendre des clichés à la dérobée de son entourage, cette console s’avère très pratique. Et ses possibilités de retouches photo (effet miroir, distorsion, graffitis, tampons, détourage et intrusion dans une autre image) s’avèrent très drôles. En plus, j’adore l’idée de personnaliser ma console en ayant l’un de mes trois clichés favoris qui s’affichent dans l’écran supérieur. Un seul regret : j’aimerais plus d’outils pour modifier mes photos. Sera-t-il possible un jour de télécharger des packs retouches via le DsiWare ? D’un point de vue ergonomique, cette console est très légèrement plus longue que la DSi Lite, car ses écrans sont plus grands (3,25 pouces contre 3 pouces pour la DS et la Dslite, ça ne change pas vraiment l’expérience de jeux), mais également plus fine (elle en perd son emplacement pour les jeux Game Boy Advance). En revanche, elle gagne donc un emplacement pour carte SD. Celui-ci m’a principalement servi à transférer des images entre l’appareil photo et la DSi pour les modifier dans un sens et les imprimer dans l’autre. Avec des petits papiers autocollants, c’est une mine d’idée pour personnaliser des jouets d’enfants, des menus d’anniversaires, etc. Autre innovation, les témoins de batteries sont en haut à droite : plus d’excuse pour se retrouver à court d’énergie en plein jeu, la loupiote rouge fatidique devient inratable.Pour autant, celles qui ont déjà une DSi Lite n’ont pas intérêt à remplacer de suite leur console. En l’absence de jeux spécialement développés pour cette console (et utilisant donc les appareils photos par exemple), les changements ne valent pas encore l’investissement que cette nouvelle version représente. A moins d’être véritablement accro à Internet, peut être ? En revanche, celles qui cherchent une première console portable ou qui souhaitent remplacer leur DS de première génération peuvent se faire plaisir pour 170 euros.