Femmes et Nouvelles Technologies
Qui sont les femmes les plus puissantes de la hi-tech ?
Publié le 04/03/2011, par Isabelle Boucq
On peut se plaindre du manque de femmes dans la hi-tech et dans les métiers scientifiques en général. Mais pour la Journée internationale de la femme (8 mars), réjouissons-nous de l’exemple de ces femmes qui occupent des positions importantes.
On peut se plaindre du manque de femmes dans la hi-tech et dans les métiers scientifiques en général. Mais pour la Journée internationale de la femme (8 mars), réjouissons-nous de l’exemple de ces femmes qui occupent des positions importantes.Le San Mercury News, le journal de la Silicon Valley, faisait en début d’année et pour la première fois son palmarès des femmes qui comptent le plus dans le microcosme de la hi-tech californienne. L’auteur de l’article, Chris O’Brien, notait qu’une seule femme émerge à la tête d’une grosse entreprise (Carol Bartz chez Yahoo) et que les femmes sont plutôt secondaires à des postes de chef ou à la tête de divisions importantes, elles sont des actrices plus discrètes qui travaillent « en coulisses ». Voici les principaux noms qui émergent de ce classement.Safra Catz (49 ans) est présidente d’Oracle, un titre qu’elle partage avec Mark Hurd. Cette ancienne banquière a reçu les clés du CEO Larry Ellison qui est souvent plus occupé par sa passion pour la voile. Depuis 2004, elle mène l’expansion de cette société d’informatique d’entreprise.Sheryl Sandberg (41 ans) est “chief operating officer” chez Facebook. En se chargeant des ventes, du marketing, des partenariats, des acquisitions et d’autres sujets annexes, elle a laissé la possibilité au fondateur Mark Zuckerberg de se concentrer sur la technology. Chris O’Brien la décrit comme une adulte mettant de l’ordre dans une compagnie jusque là dirigée par de jeunes geeks sans experience.Pour Chris O’Brien, Carol Bartz (62 ans) ne mérite que la 3e place car depuis qu’elle a pris la tête de Yahoo il y a deux ans, ses actions manquent de direction. Cependant elle est la seule femme à diriger une compagnie parmi les 150 plus grosses sociétés privées de la Silicon Valley et son influence demeure importante.Ann Livermore (52 ans) est “executive vice president” de Hewlett-Packard où elle travaille depuis 1982, un record dans cette industrie. La division dont elle a la responsabilité représente presque la moitié des revenus de la compagnie et serait une entreprise de taille très respectable à elle seule.Marissa Mayer (35 ans) est vice presidente des services géographiques et locaux chez Google. Figure très publique de la société, elle était parmi ses 20 premiers employés. Sa nouvelle tâche consiste à consolider la présence de Google dans la publicité locale.Pour compléter la liste, Padmasree Warrior (chief technology officer chez Cisco Systems), Katie Cotton (vice présidente de la communication globale chez Apple), Susan Desmond-Hellmann (chancelière de l’université de UC San Francisco et spécialiste de la biotech et de la génétique), Theresia Gouw Ranzetta (partenaire dans la firme de venture capital Accel Partners) et enfin Anna Eshoo (députée démocrate de Palo Alto pour son influence politique).Les Françaises invisibles
En France, difficile de ne pas citer Nathalie Kosciusko-Morizet (38 ans), l’ancienne secrétaire d’état chargée de la prospective et du développement de l’économique numérique avant de retourner à l’écologie, son autre prédilection. Très médiatique et adepte des réseaux sociaux, cette polytechnicienne fut un visage très reconnu de l’économique numérique en France.Parmi les femmes qui ont marqué Internet en France, Anne-Sophie Pastel (43 ans) qui fut la co-fondatrice du site Aufeminin.com. Après avoir essaimé partout en Europe depuis son lancement en France en 1999, le site est revendu en 2007. Depuis, elle conseille des sociétés en croissance. Ingénieure de formation, elle a même collectionné les grandes écoles avec Polytechnique et Ponts et Chaussées. On pourrait aussi citer Marie-Christine Levet qui dirigea le fournisseur d’accès Club Internet.La France a bien sûr ses réseaux féminins dans la hi-tech : Girl Power 3.0 , les pionnières de Cyber-Elles ou encore le récent Girlz in web . Mais difficile de dénicher des classements de femmes françaises alors qu’aux Etats-Unis, il est très courant de mettre en avant les femmes prometteuses. En voici un autre exemple avec ce classement publié par Fast Compagny .Et si faire émerger les femmes de leur invisibilité était le début ?