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Innovation dans le monde du jeu sur Facebook


Un jeu 100% déterminé par la musique
Publié le 06/05/2011, par Stéphanie Chaptal
   
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Pour l’instant en mode bêta, Bopler Games est une application Facebook qui se veut pionnière, à la fois pour écouter de la musique, mais également pour jouer à des jeux vidéos.
C’est l’histoire d’une start-up, elle voulait renverser le MP3 mais se retrouve finalement à changer nos façons de jouer. Cette start-up, c’est MPX4. Créée en 2007, elle part du principe qu’à l’avenir les fans de musique voudront l’écouter de manière active et veut créer un format interactif avec possibilité d’isoler chaque piste, de remixer les morceaux, ou de distinguer les paroles des instruments. Si techniquement c’est une réussite, commercialement l’idée est un échec et ne séduit pas les artistes. Du coup, changement de cap radical en 2009, la société ne veut plus inventer le MP3-killer mais proposer une nouvelle façon de jouer avec la musique.



Comment ? Tout simplement en utilisant la musique pour guider un jeu vidéo. À chaque morceau choisi, la technologie de MPX4 l’analyse à la volée et en retire les informations essentielles (rythme, harmonie, intensité), puis les réutilise pour modifier un jeu vidéo donné. Le rythme gérera la vitesse à laquelle arrivent les ennemis ou les obstacles par exemple, l’harmonie s’occupera des bonus, et l’intensité de la difficulté générale.


300 morceaux de musiques, 6 jeux



Testé pour la première fois en 2010 avec Pump IT, un jeu de mémoire et de rapidité inspiré par le jeu Simon des années 80 pour la promotion de David Guetta , ce type de jeu sur Facebook rencontre un véritable succès. « 1,3 million d’utilisateurs l’ont adopté en quelques semaines, avec en moyenne des parties durant près de 15 minutes et 30 % des joueurs partageant leurs scores avec leurs amis », se réjouit Albin Serviant, PDG de MPX4. Du coup, depuis quelques semaines, la société teste une version plus élaborée toujours sur Facebook : Bloper Games (http://apps.facebook.com/bopler-games/?ref=bookmarks).


Lancée officiellement dans quelques jours, cette application vous offre le choix entre 300 titres différents et lors du lancement six jeux classiques : un flipper, un tir à bulle, une course de vaisseau spatial, un tetris, un jeu à la PacMan et une reprise de Pump-it. Vous pourrez y jouer soit gratuitement pendant 60 secondes avec un extrait de musique, ou vous pourrez payer en utilisant les Facebook crédits (acheté avec votre carte bancaire ou des SMS surtaxés) ou des pièces (gagnées au fil des parties) pour acheter définitivement une combinaison musique/jeu et la réutiliser avec l’intégralité du morceau sans limites d’usage. Chaque combinaison devrait vous revenir aux alentours de 1,30 euro. À terme, ce type de jeux devrait s’étendre sur d’autres plates-formes – les téléphones iPhone et sous Android, les télévisions connectées et le Xbox Live et le PSN (quand il se remettra en route). « Nous avons développé un SDK (software development kit – équivalent informatique d’un plan Ikea pour monter son propre programme à partir des spécifications de l’éditeur) que nous rendrons public au deuxième trimestre 2011 pour que les développeurs créent leurs propres jeux. » précise Albin Serviant. À terme, sa société veut se garder la négociation avec les majors et les artistes et se placer en intermédiaire entre les joueurs et les éditeurs.


Un goût de trop peu




Si le principe est intéressant, qu’est ce que cela vaut dans la pratique ? Les jeux et les musiques actuellement disponibles en version bêta sont encore très limités. Il s’agit de revoir des classiques du rétrograming (notamment avec le Space IT) avec des musiques suffisamment conventionnelles pour convenir aux gouts du plus grand nombre. Avec ces limites, c’est déjà séduisant : autant avec KT Tunstall, les jeux sont rythmés, mais plutôt abordables même en version hardcore (à condition de jouer avec la souris, personnellement le mode clavier me rebute pour ces petits jeux), autant Culture Club en version Kinky Disco Remix (si, si, ça existe) devient nettement plus difficile.

Pour autant j’y vois trois inconvénients majeurs. Les 4 jeux proposés me laissent un peu sur ma faim, le flipper testé sur une version interne est nettement plus addictif. Et nous sommes sur Facebook, donc obligées de passer par toutes les étapes des jeux liés à ce site (incitation à Aimer le jeu pour avoir des bonus, à partager avec son mur entier ses résultats, etc.) Enfin, on ne peut jouer qu’avec la musique proposée par la sélection : je rêverais d’un mode hors connexion pour jouer avec ma musique stockée sur mon ordinateur. Techniquement c’est envisageable, mais ce n’est pas encore prévu au programme par la société !




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