Les six commandements de l’impression écolo
Publié le 08/09/2011, par Stéphanie Chaptal
C’est la rentrée. Entre les inscriptions aux centres de loisirs et les paperasses administratives, votre imprimante va chauffer. Voici 6 règles d’or pour ne pas gaspiller d’arbres et d’argent en imprimant à tort et à travers.
Le papier tu réutiliseras
Franchement avez-vous besoin d’une belle page blanche pour imprimer la recette de curry de lentilles à tester sur votre site favori ? Non, accompagnant chaque instant de la préparation en cuisine, elle finira tâchée d’huile et de sauce tomate. Une tablette se nettoie, une feuille imprimée non. Or, la plupart du temps, la qualité de l’impression importe moins que le contenu. Dans ce cas, pourquoi ne pas utiliser le verso des feuilles déjà utilisées ? Certaines imprimantes professionnelles gèrent directement l’impression recto-verso, mais pour votre modèle familiale, il suffit juste de regarder dans quel sens la machine écrit sur la feuille (le plus souvent, il s’agit de la face inférieure). Retirez alors les feuilles blanches du bac et remplacez-les par des feuilles déjà utilisées avec leur face vierge du même côté. De la meilleure qualité tu te méfieras
S’il vaut mieux faire bonne impression auprès de son professeur avec une rédaction qui se détache en noir sur blanc sur une feuille, les pages Web imprimées qui ont été utilisées pour la rédiger se contenteront bien d’un niveau de gris tout à fait lisible. Par défaut, les imprimantes proposent toujours une impression de haute qualité. Pourtant, elles ont souvent d’un mode « brouillon » bien acceptable. HP par exemple propose sur certains modèle de choisir la qualité d’impression (de Brouillon rapide à Supérieur), d’indiquer s’il faut imprimer en couleur ou en niveau de gris, s’il faut utiliser toutes les cartouches ou seulement celle d’encre noire, et même quel volume d’encre consacrer à l’impression. Quel que soit le modèle de l’imprimante, ces options sont accessibles en utilisant la commande « Imprimer » (attention, pas l’icône de raccourci des applications Microsoft Office ou de votre navigateur). Réservez toute l’étendue des talents de votre imprimante à des sujets qui en valent la peine : comme vos photos de vacances dans les îles qui égaieront un coin de bureau bien triste.Des impressions, tu n’abuseras pas
La façon la plus simple d’économiser avec son imprimante est tout simplement de ne pas s’en servir. Du moins pour tout et n’importe quoi… S’il s’agit d’avoir avec soi une adresse, un nom ou un numéro de téléphone autant les noter directement dans son smartphone. Les pages Web les plus utiles peuvent être soit sauvegardées en signets ou favoris en cliquant sur Ctrl+D lors de la navigation ou en passant par le menu approprié, soit être enregistrées dans la mémoire de votre ordinateur en cliquant sur Ctrl+S. Dans les courriers électroniques, certains utilisateurs vont même plus loin et ajoutent à leur signature un petit logo pour demander de ne pas imprimer le document. Pire vous pouvez créer vos PDF au format WWF et interdire ainsi aux destinataires toute impression ! A chacun de faire preuve d’un peu de discernement…
L’imprimante tu ne négligeras pas
Malgré tout, ne rangez pas votre imprimante au placard. Si c’est un modèle à jet d’encre, pour la garder en pleine forme, il faut imprimer au moins une page par semaine. En effet, l’encre de ses cartouches est liquide et s’évapore avec le temps. Si vous restez trop longtemps sans imprimer, elle va sécher sur les têtes d’impression et endommager au mieux la cartouche, au pire l’imprimante (sur certains modèles de Canon et d’Epson qui ne mettent pas les têtes d’impression sur les cartouches). En cas d’absence prolongée, mieux vaut retirer les cartouches de l’imprimante et les stocker – à la verticale - dans une boîte à l’abri de la chaleur et de l’humidité.Aux modèles génériques et au remplissage tu penseras
A côté des cartouches vendues par les constructeurs, certains magasins et certaines marques proposent des cartouches génériques ou de re-remplir les cartouches déjà utilisées. Attention, dans ce domaine, vous trouverez le pire (des cartouches à 2 euros qui ne sont guère plus que de l’eau colorée) comme le meilleur (équivalente à celles du constructeurs). Pour éviter les mauvaises surprises, Armor et Pelikan, deux fabricants d’encre, se partagent le marché des cartouches génériques, avec des prix généralement entre 25 et 40 % moins chers que celles des constructeurs. Pour le remplissage, mieux vaut s’adresser à une boutique (telle la chaîne CartridgeWorld ) qui a un emplacement physique, qu’à un site Internet qui ne répondra plus en cas de problème.
Tes cartouches vides, tu recycleras
Même vides, les cartouches restent des déchets très polluants qui contiennent encore un peu d’encre et dans certains cas des composants électroniques. Heureusement, les magasins vendant de l’encre sont tenus de les reprendre, comme n’importe quel déchet électronique. Un site Web, Cartouche Vide se propose carrément de vous les racheter (avec des prix allant de 10 centimes à 2,40 euros) et prend même à sa charge les frais d’envoi. Il revend ensuite ces cartouches vides aux fabricants de cartouches eux-même, qu’elles soient génériques ou vendues à la marque de certains constructeurs. Cerise sur le gâteau, il paye même les frais d’envoi. Autant en profiter !